
Nicolas Sarkozy a décidé d'entrainer nos concitoyens dans un débat sur l'identité nationale. Ce débat est encadré par les élus du parti dominant, ce qui est logique puisqu'il est de leur intérêt de parler d'autre chose que du niveau de vie des Français et de la progression de l'injustice. Ce débat est également encadré par les préfets, ce qui est plus gênant pour notre République.
L'expression "identité nationale" suscite en elle-même un certain malaise puisque, comme l'a souligné François Bayrou lors de son discours de clôture du congrès d'Arras, la notion de nation est ambivalente : elle signifie dans notre inconscient collectif tout à la fois la communauté d'origine (nation picarde par exemple) et le peuple, communauté des citoyens.
C'est sur cette ambigüité que louvoie le président de la République, censé être le garant de l'unité républicaine, sans craindre d'ouvrir la boite de Pandore de la laïcité, comme il l'a déjà fait lors du si contestable discours de Latran.

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