La section du Mouvement Démocrate de Boulogne-Billancourt dénonce le parachutage de Claude Guéant
Par Le Mouvement Démocrate de Boulogne-Billancourt le Lundi 2 janvier 2012, 15:53 - Lien permanent

La candidature du ministre de l’Intérieur fait réagir. Pour Europe Ecologie-les Verts, « cela signifie l’échec de l’actuel député-maire symbolisé par le nouvel enlisement du dossier de l’île Seguin ». Son responsable local, Alain Mathioudakis, ironise sur la connaissance de Claude Guéant de la ville « à travers son logement de fonction » et le désigne comme étant celui pour qui « le devoir de servir passe avant les règles de droit et les principes républicains ».
Pour Jeanne Defranoux, référente boulonnaise du MoDem, il s’agit d’un parachutage qui « ne peut qu’accroître l’abstention et dessert la démocratie de proximité ». Le groupe @lternance y voit une similitude avec des municipales dans une ville voisine : « Neuilly a montré le chemin en 2008 en retoquant le candidat de l’Elysée. A Boulogne de relever le gant maintenant. »
Le Parti socialiste des Hauts-de-Seine n’est pas plus tendre : « Le parachutage de M. Guéant est le fruit d’un petit accord entre amis avec M. Baguet, menacé par ses propres amis et prêt à tout pour préserver son poste de maire en 2014 au terme d’une piètre mandature. »
Quant au FN, jusqu’à présent absent du débat dans la deuxième ville d’Ile-de-France, il y va de son couplet : « Il va bien évidemment de soi pour le Front national que cette candidature est le symbole de ce que nous détestons, le mépris de la démocratie réelle, le partage du gâteau électoral entre amis, la République des copains et des coquins, où le respect des citoyens est le cadet des soucis électoralistes de ces apparatchiks. En 1968, il ne fallait pas désespérer Billancourt. En 2012, c’est Boulogne qui vous désespérera, monsieur Guéant. »

Commentaires
Peu s’en émeuvent, mais une certitude concernant les prochaines législatives à Boulogne-Billancourt, c’est qu’elles ne brilleront pas par la transparence : vote électronique oblige, les boulonnais ne pourront pas contrôler la sincérité du scrutin. Ennuyeux, d’autant que les ordinateurs de vote sont agréés par le ministère de l’intérieur, et que ces machines pourraient permettre l‘élection de l’ex-ministre ….. un conflit d’intérêt ?
Rappelons par ailleurs que les machines utilisées dans cette ville sont bannies des Pays Bas, leur pays d’origine qui est revenu à la transparence avec le vote papier !
Bonsoir
Malheureusement, les élections ne seront de toute façon pas vérifiables par les Boulonnais puisque le vote électronique ne permet plus de contrôle citoyen. Un candidat ministre de l’Intérieur élu sur des ordinateurs de vote agréés par son propre ministère, il y a de quoi être méfiant. Il me semblait que M BAGUET était opposé au vote électronique avant son élection à la mairie, un revirement ? Si l’on observe attentivement l’évolution de l’abstention dans cette ville, comme dans les villes du 92 ayant pris la même option d’équipement, on voit que loin de vérifier la « promesse » faite en terme de lutte contre l’abstention, le vote électronique détourne de plus en plus de citoyens de leur devoir civique, et c’est bien dommage. Il faut dire que les Unes des médias, entre articles sur les Bugs ou autres attaques de hackers y compris envers les Etats, mais aussi il faut le dire, les affaires politico-financières en tout genre, il est difficile de donner la confiance aveugle que réclame le vote électronique….