La candidature du ministre de l’Intérieur fait réagir. Pour Europe Ecologie-les Verts, « cela signifie l’échec de l’actuel député-maire symbolisé par le nouvel enlisement du dossier de l’île Seguin ». Son responsable local, Alain Mathioudakis, ironise sur la connaissance de Claude Guéant de la ville « à travers son logement de fonction » et le désigne comme étant celui pour qui « le devoir de servir passe avant les règles de droit et les principes républicains ».

Pour Jeanne Defranoux, référente boulonnaise du MoDem, il s’agit d’un parachutage qui « ne peut qu’accroître l’abstention et dessert la démocratie de proximité ». Le groupe @lternance y voit une similitude avec des municipales dans une ville voisine : « Neuilly a montré le chemin en 2008 en retoquant le candidat de l’Elysée. A Boulogne de relever le gant maintenant. »

Le Parti socialiste des Hauts-de-Seine n’est pas plus tendre : « Le parachutage de M. Guéant est le fruit d’un petit accord entre amis avec M. Baguet, menacé par ses propres amis et prêt à tout pour préserver son poste de maire en 2014 au terme d’une piètre mandature. »

Quant au FN, jusqu’à présent absent du débat dans la deuxième ville d’Ile-de-France, il y va de son couplet : « Il va bien évidemment de soi pour le Front national que cette candidature est le symbole de ce que nous détestons, le mépris de la démocratie réelle, le partage du gâteau électoral entre amis, la République des copains et des coquins, où le respect des citoyens est le cadet des soucis électoralistes de ces apparatchiks. En 1968, il ne fallait pas désespérer Billancourt. En 2012, c’est Boulogne qui vous désespérera, monsieur Guéant. »