François a dit "mon ennemi, c’est la finance", alors que François dit "mon ennemi, c’est le chômage". La question qui suit est quel François choisir ?, la réponse semble pourtant évidente...
Par Le Mouvement Démocrate de Boulogne-Billancourt le Jeudi 26 janvier 2012, 10:59 - Lien permanent
En effet, François Bayrou nous dit à juste titre : « Je sais les dégâts que fait le chômage dans les familles, je sais les dégâts que fait le pouvoir d’achat qui s’effondre, je sais la menace sur le déficit et la dette.» Selon François Bayrou, la responsabilité n’incombe pas «à une finance lointaine, dont on ne sait pas aujourd’hui qui elle est [mais aux] décisions prises en France ces quinze dernières années et qui sont mauvaises.»
En effet la finance stigmatisée par François Hollande, sera indispensable pour nous sortir de la crise. Car c’est elle, quand elle joue bien son rôle et ne jetons pas ainsi le bébé avec l’eau du bain, qui permet de transformer l’épargne (qui reste sécurisée) vers des investissements qui créeront les emplois de demain et donc de lutter efficacement contre le chômage.
Car Monsieur Hollande, la finance représente 500 000 emplois en France (dont seulement 10 000 traders) et ce n’est pas en la déclarant ennemie des Français que vous obtiendrez gain de cause. Les Français sont plus intelligents que ces phrases assassines, car à rompre la confiance des Français avec leurs banques, on imagine que c’est bien d’autres pays ou systèmes qui en profiteront. D’ailleurs les effets seraient les mêmes si nous adoptons une taxe sociale de façon isolée…. Petit message à l’encontre de Nicolas.
Pour la séparation des activités de crédit et d’investissement des banques, on peut se satisfaire de l’étanchéité entre l’épargne et les investissements boursiers sans avoir besoin de trancher dans le vif. En effet le modèle de banque universelle français a montré plus d’aspects positifs que négatifs, ce qui n’a pas toujours été le cas chez les anglo-saxons.
En conclusion, assagir le monde de la finance sera un vecteur de croissance et de sortie de crise et donc de lutte contre le chômage alors que mettre hors la loi la finance ne fait que rajouter de l’huile sur le feu et apparait ainsi comme un discours de complaisance. François, qui se reconnaitra, le parler juste est un parler réfléchi et pas un parler à l’américaine.

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