Le Modem de Boulogne-Billancourt dénonce le projet de modernisation du stade de Roland-Garros. Il souligne notamment :

·        le mépris du maire de Paris à l’égard de la population boulonnaise ;

·        la prépondérance accordée au sport d’élite, au détriment de l’intérêt général ;

·        le risque de destruction d’une partie de la collection des serres chaudes d’Auteuil.

 

1.     Il appelle le maire de Paris à ouvrir une négociation globale avec le maire de Boulogne-Billancourt pour l'ensemble des projets situés le long de la frontière boulonnaise du Parc des Princes au stade de rugby du saut du Loup.

Les décisions concernant ce projet ont été prises par la mairie de Paris sans concertation avec la mairie de Boulogne-Billancourt, alors que l'essentiel des effets indésirables (transports, circulation, parkings, sport de proximité) concernera les habitants de Boulogne-Billancourt. Ce manque de considération à l’égard du voisin boulonnais, était déjà patent  pour le projet Jean Bouin et pour  tous les équipements sportifs qui dessinent  nos 4,2 kilomètres de frontières communes (du Parc des Princes au stade du Saut du Loup). Alors que la ville de Paris prône le Grand Paris, le manque de considération et le mépris affiché pour la population boulonnaise s’apparentent à une « démocratie du plus fort ».

 

2.     Il demande la localisation du centre national d'entrainement de tennis, prévue sur le stade Hébert, hors de Paris.

Peut-on accepter que, encore une fois (Cf. stade Jean Bouin), le sport d’élite et commercial  prédomine sur le sport collectif et l’intérêt général. Alors que près de 6000 scolaires (collégiens et lycéens) utilisent le stade Georges Hébert, la construction du Centre National d’Entraînement, destiné à une quarantaine de jeunes, les privera de leur équipement sportif de proximité. Après avoir été évincés du stade Jean Bouin et du stade Hébert, quelle solution de rechange définitive est-elle assurée pour les scolaires ? Avec quel coût pour le contribuable parisien ?

 

3.     Il s'élève contre l'absence de prise en considération du développement durable dans ce projet

Concertation confidentielle (aucune information n'a été faite sur le site des serres d'Auteuil concernant la concertation de la FFT), confiscation pour 99 ans d'un site unique au profit de la FFT, risque de destruction de collections botaniques, absence de prise en compte préalable des enjeux de transport et de circulation : le développement durable se mesure par les actes et non par les mots.