La section du Mouvement Démocrate de Boulogne-Billancourt soutient la candidature de Denis Badré, député MoDem aux élections sénatoriales de 25 septembre 2011.

Denis Badré est le seul représentant d'un centre légitime. Homme de conviction et d'éthique , il a su rester fidèle à François Bayrou. Européen convaincu, Il a su mettre ses talents et ses compétences au service de la construction européenne. Sur le territoire des Hauts de Seine, son travail est remarquable au sein de Grand Paris Seine Ouest et est apprécié par tous les élus. Le bilan de son action nous le montre....

Le mandat qui s'achève au Sénat se caractérise par le grand nombre des réformes engagées.

Je me suis consacré en priorité :

- Aux lois de bioéthique, sur lesquelles je me suis prononcé en conscience, en me référant aux valeurs humanistes qui fondent mon engagement politique.

- A ma mission institutionnelle de rapporteur spécial pour les affaires européennes de la Commission des Finances et de vice-président de la Commission des Affaires européennes. Son exercice fut exigeant en ces temps de crise, où est clairement apparu combien manquaient un budget européen digne de ce nom et une véritable gouvernance économique de l’Union. J’ai également participé aux travaux visant à structurer le nécessaire dialogue entre le Parlement européen et les Parlements nationaux.

Tout en m’attachant à ces priorités, j’ai porté une attention particulière sur trois grands thèmes sur lesquels « Travailler ensemble » s’impose :

L'INTERCOMMUNALITE : Création de GPSO

Les conditions de la fusion des Communautés Arc-de-Seine et Val-de-Seine, pour créer Grand-Paris-Seine-Ouest (GPSO), soulignent tout l’intérêt d’une coordination entre les travaux menés au Parlement et dans nos communes.

- Cette fusion, réalisée au 1er janvier 2010, était une première pour des Communautés de cette importance.
Elle ne pouvait déboucher simplement sur une nouvelle organisation administrative. Avec mes six collègues Maires concernés, nous avons tenu à ce qu’elle s’appuie très vite sur un Projet d’agglomération dont je fus chargé d’animer la préparation. Adopté en quinze mois, ce projet donne son sens et une dynamique à la constitution de cette Agglomération dans le contexte du Grand Paris. Il privilégie la proximité.

- Elle fut réalisée en même temps qu’une très profonde réforme des finances locales.
Dés lors qu’une ambition politique était marquée, nous n’avions aucun droit à l’erreur. Mes collègues me confièrent la mission de la mener à bien au plan financier. L’opération était sérieusement compliquée par le fait qu’elle était lancée exactement en même temps que la réforme de la Taxe Professionnelle. Nous nous retrouvions au cœur des deux grands débats d’actualité : la coopération intercommunale et les finances locales. Nous avons travaillé en liaison étroite avec les services de l’Etat, en partageant le même intérêt à faire avancer ensemble et concrètement nos réflexions. Ceci m’a conduit à être à l’origine de modifications législatives. Les fusions à venir disposeront ainsi d’une référence bien utile et s’appuieront sur une législation mieux adaptée.

Et maintenant ?

La réforme de la TP n’est pas achevée. Il faut valider le caractère opérationnel du nouveau « panier de recettes » de nos collectivités et mener à bien un délicat exercice de « péréquation » qui ne sera pas sans conséquences pour nos communes et notre département des Hauts-de-Seine. J’ai suivi de près les travaux menés à ce titre au Sénat. Une vraie réflexion doit être par ailleurs engagée concernant la gestion des emprunts.

S’agissant de notre Communauté GPSO, le Compte administratif pour 2010 a clairement montré qu’elle est bien lancée et que cela s’est fait, comme j’y ai veillé constamment, de telle manière que chaque ville s’y retrouve. Je souhaite évidemment poursuivre l’action engagée en conservant cet objectif.

L’expérience ainsi acquise est mise au service de ceux qui vont s’engager dans de telles opérations. Elle est d’abord offerte, bien sûr, aux élus de Marnes la Coquette, ainsi qu’à nos collègues des trois communes de Cœur-de-Seine, qui envisagent également de rejoindre GPSO un jour.


L'EUROPE : Participation à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

Comme délégué du Sénat au sein de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, j’ai participé aux débats sur la situation dans les Balkans ou le Caucase ou les Pays arabes, et, plus généralement, au dialogue interparlementaire avec nos collègues Russes ou Turcs. J’ai également suivi de près les travaux de la Cour européenne des droits de l’homme. Il m’apparait tout à fait évident qu’existe dans le voisinage de l’Union une vraie attente d’une Europe capable de revenir à ses fondamentaux : l’Etat de droit, la démocratie et les droits de l’homme.
La « méthode Schuman » proposait de construire une paix durable en apprenant aux hommes à travailler ensemble, c'est-à-dire de promouvoir les « valeurs » en constituant des Communautés économiques. Derrière le Marché unique et l’Euro, ne perdons pas de vue les valeurs !

Pour répondre à sa demande, j’ai remis au Premier Ministre, François Fillon, un Rapport avançant 47 propositions destinées à mieux impliquer la France au Conseil de l’Europe et à mieux coordonner les actions du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne. Ce rapport a retenu l’attention à Paris. Il a également suscité un intérêt certain au Conseil de l’Europe et auprès de nos 47 partenaires de la grande Europe. On peut certainement aller plus loin…

L’Assemblée de Strasbourg avait adopté, il y a deux ans, mon rapport sur l’Euro-méditerranée. Ses principales préconisations sont aujourd’hui à la base des offres de services faites aux peuples arabes en marche vers la démocratie.
Je suis actuellement en charge d’un rapport sur l’Universalité des droits de l’homme qui a vocation à ramener à l’essentiel ceux qui seraient tentés de relativiser ces droits sur des bases géographiques ou religieuses, et ainsi de les ruiner.
L’investissement que j’ai développé au Conseil de l’Europe m’y donne aujourd’hui une réelle autorité. Si mon mandat sénatorial est renouvelé, je peux être appelé à y jouer un rôle plus important. Cela ne serait pas mauvais pour notre pays.


LE COMMERCE ET L'ARTISANAT : Lancement de Centre-ville en mouvement

Les deux exemples que je viens de décrire montrent ce que peut être l’action d’un Parlementaire qui contribue à « fédérer » les communes ou les Etats. Il m’a également été très concrètement donné d’inviter à travailler ensemble élus, scientifiques, commerçants et artisans, responsables de services publics, de chambres consulaires ou d’entreprises, sur la problématique interdisciplinaire de la vie en centre-ville. Pour y parvenir, il fallait un déclic garantissant le caractère non-partisan de l’opération. Nous nous sommes donc retrouvés à trois parlementaires, respectivement de droite, du centre et de gauche, pour créer et animer l’Association « Centre ville en mouvement » qui se développe très vite depuis. Nous avons tenu nos assises annuelles dans des villes conduites par des majorités politiques différentes : les premières à Sceaux, les suivantes à Bordeaux, Chambéry, Nancy, Nice et, en octobre prochain, à Dunkerque sans que cela ait jamais posé le moindre problème. Plusieurs communes des Hauts de Seine sont engagées dans ce mouvement qui répond à une attente évidente. Montrouge se vit d’ailleurs décerner l’année dernière le prix du Réseau des villes durables au titre de la redynamisation commerciale.


TRAVAILLER ENSEMBLE : Continuons !

Le champ du possible est immense. Je souhaite évidemment poursuivre « avec vous » les actions dans lesquelles je suis engagé, notamment pour tout ce qui construit l'avenir de nos collectivités locales et la responsabilité des élus locaux.
Comme je souhaite participer à la recherche de solution humaines et durables à la crise. Comme je souhaite continuer à servir la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et des droits de l’homme, ces valeurs qui fondent la construction européenne et sont au cœur de notre République.

Denis Badré