Débat sur le Grand Paris, intervention du sénateur Denis Badré et avancée du débat
Par Le Mouvement Démocrate de Boulogne-Billancourt le Samedi 10 avril 2010, 12:14 - Lien permanent
Le débat sur le projet de loi sur le Grand paris s'est déroulé ces derniers jours au Sénat (compte rendu des débats au Sénat des 6, 7, 8 et 9 avril http://www.senat.fr/)
Le sénateur Modem Denis Badré est intervenu le 7 avril notamment pour rappeler la nécessité d'avancer pour notre Région et notre pays en dépassant le combat droite-gauche :
"Il ne faut pas seulement amener l’Etat et la Région à se parler. Nous aurons fait œuvre utile si Franciliens et provinciaux comprennent qu’il s’agit d’un débat national, et même européen, qu’il s’agit d’enjeux d’aménagement de notre territoire qui ne peuvent laisser indifférents ni les uns ni les autres. (...) Vider la province au profit de Paris serait aussi absurde que refuser au Grand Paris les moyens nécessaires pour s’imposer sur la scène mondiale, au bénéfice de ses habitants comme de l’ensemble de nos compatriotes. (...)
Dans le même esprit, il nous faut poser et traiter, sans les caricaturer et pour les dépasser, les problèmes qui peuvent opposer l’Est et l’Ouest de la Région, Paris intra muros, la petite et la grande couronnes, voire même, entre elles, telle ou telle de nos intercommunalités ou de nos communes. Nous avons ici une exceptionnelle opportunité de fédérer, de "travailler ensemble", bon exercice pour des Français dont ce n’est pas le penchant naturel.
Pour progresser durablement, il faut également, me semble-t-il, éviter plusieurs écueils :
- Eviter toute recentralisation, tentation constante de la France jacobine. Il ne faut pas biaiser avec le principe de subsidiarité !
- Eviter de compliquer encore une organisation déjà lourde et peu lisible.
- Eviter, enfin, d’aller vers une spécialisation des territoires qui concentrerait par exemple les entreprises à la Défense, la science à Saclay et les logements ailleurs. Pour que chaque territoire soit vivant, il faut pratiquer à toutes les échelles une mixité bien tempérée. Je note ici qu’un très bon instrument de cette mixité est l’intercommunalité. Une Communauté d’agglomération peut construire son projet en visant le meilleur équilibre logement- emploi-transport. Autant les très grands équipements structurants, tels qu’0péra, Grand Stade ou, bien sûr, aéroports, doivent se concevoir à l’échelle du Grand Paris, autant l’équilibre du Grand Paris ne peut être recherché qu’à travers celui de chacune de ses parties. Les intercommunalités en seront donc des acteurs majeurs. Cela va sans dire. Mais mieux en le disant…"
Pour éviter ces écueils (recentralisation, complexification, spécialisation), il faudra bien parler de « gouvernance », et pas trop tard ! C’est dès la conception du projet qu’il faut dire comment il sera mis en œuvre et comment il sera financé.(...)
Notre grosse préoccupation concerne - vous le savez Monsieur le Ministre - la coordination dans le temps et le financement de l’effort à réaliser à ces trois horizons : renforcements, couverture des lacunes, préparation de l’avenir. Il est clair, en tout cas, que nous contenter de répondre à notre usager exaspéré d’aujourd’hui qu’il pourra disposer dans quinze ans d’un Grand Huit , fut-il rapide et automatique, relèverait de la provocation…."
Pour lire l'intervention complète : http://www.denisbadre.eu/?p=
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A noter que l'objectif de 70 000 logements par an signalé dans un précédent post (http://www.modem-boulogne-
Ce réseau s'articule autour de contrats de développement territorial définis et réalisés conjointement par l'État, les communes et leurs groupements. Ces contrats participent à l'objectif de construire chaque année 70 000 logements géographiquement et socialement adaptés en Île-de-France et contribuent à la maîtrise de l'étalement urbain. (...)
En Île-de-France, afin d'atteindre l'objectif fixé à l'article 1er de la loi n° du relative au Grand Paris, le représentant de l'État dans la région arrête, tous les trois ans, les objectifs annuels de production de nouveaux logements dans des périmètres comprenant un ou plusieurs territoires soumis à l'obligation de réaliser un programme local de l'habitat. Le Comité régional de l'habitat, les communes et les établissements publics compétents en matière de programme local de l'habitat concernés sont consultés pour avis, celui-ci étant réputé favorable dans un délai de trois mois à compter de leur saisine.

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