LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DES REGIONALES CE DIMANCHE 24 JANVIER 2010 A LA MAISON DE LA CHIMIE A PARIS.
Par Le Mouvement Démocrate de Boulogne-Billancourt le Lundi 25 janvier 2010, 12:06 - Lien permanent

Le meeting de présentation des 23 têtes de listes a eu lieu devant un public très nombreux, venu de toutes les régions de France.
François Bayrou, dans une rapide introduction, a tenu à attirer l’attention de tous et des medias très représentés également, sur le fait que le MoDem est LE grand parti régionaliste de France et que « nous ne parlons pas de nous, mais des français ». Nous proposons « le plus grand renouvellement du personnel politique » et le seul dans le paysage politique de notre pays.
Nos candidats sont profondément enracinés dans la vie de leur région : leur vie familiale, leur parcours professionnel, leur mandat électoral pour beaucoup d’entre eux, en témoignent.
Il s’agit d’une « génération politique nouvelle » et en effet nous en avons eu la preuve tout le long de cette réunion.
Bons mots et propositions de nos candidats
Nous avons donc pu apprécier le talent, l’enthousiasme et le sérieux de nos candidats têtes de liste, en commençant par le plus jeune Arnaud Lafon (Midi-Pyrénées), à la déjà longue carrière électorale, jusqu’à l’un des plus expérimentés, Azouz Begag.
Après Arnaud Lafon, ont donc défilé à la tribune, Catherine Levraud, pour la région PACA, Jean Toma, maire de Solenzara, pour
Puis nous avons écouté Michel Fanget, défenseur de l’Auvergne, très préoccupé par les problèmes de transport et d’emploi ainsi que du maintien à domicile des personnes âgées, et pas effrayé d’affronter deux ministres (MM. Hortefeux et Marlaix), ensuite le jeune Marc Fesneau, pour la région Centre, dont la rousseur lui a fait dire qu’il était « un tract vivant à nos couleurs à lui tout seul », Marc Dufour un entrepreneur du Languedoc-Roussillon, maire adjoint de Montpellier qui a attiré notre attention sur les 20% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté et les 12% de chômeurs de sa région… En l’absence de Marc Orville, retenu en Martinique, une jeune femme est venue le représenter avec fougue et émotion pour insister sur les 25% de chômeurs Martiniquais dont 40% des 18/24 ans.
Bruno Joncour venu de Bretagne, s’est étonné de ce que l’on prédit déjà le déclin pour notre parti et que « peu s’en désolent, certains caracolent et d’autres racolent » et il en déduit que nous sommes peut être « incompris parce qu’insoumis »…
Le journaliste Christophe Grudler a ensuite représenté
Pascal Monier, très applaudi, a utilisé son maître mot pour sa campagne en Poitou-Charentes, « l’équilibre », en opposition à « la politique du slogan, trompe l’œil », avec les notions de solidarité et d’humanisme du MoDem.
Rodolphe Thomas, garagiste et député du Calvados, a présenté avec talent sa région de Basse-Normandie (adjectif le faisant tiquer !) en proposant l’établissement d’une « clause d’insertion dans les marchés publics ». Il a déploré l’évaporation et la sous-utilisation des financements (européens notamment), faute de bonne et utile information.
Jean-Jacques Bélézy a insisté sur l’importance des lycées pour sa région du Limousin, entre autres propositions intéressantes ; France Mathieu a présenté avec foi et talent sa Picardie dont on voit qu’elle est une fervente représentante.
Olivier Henno a pris acte de ce que les démocrates apparaissaient comme « sympathiques et singuliers » notamment dans sa région du Nord-Pas-de-Calais, et a mis le doigt sur la pauvreté et l’inanité des deux seuls thèmes retenus par l’UMP dans sa campagne : la nationalisation du scrutin, thème à double tranchant, d’une part, et les impôts locaux, d’autre part, ce dernier argument étant totalement inopérant du fait que les Régions n’ont aucune autonomie financière…
Il a aussi insisté sur l’importance de l’égalité en matière de grande vitesse ferroviaire pour toutes les villes, sur l’enseignement supérieur et la recherche en proposant la création d’une grande université régionale …
Jean Lassalle nous a ensuite ému par son discours éloquent et empreint de l’accent de son Aquitaine. De sa voix gutturale, il a affirmé « les gens ne le savent pas encore, mais ils vont voter pour nous » !!
Patricia Gallerneau, assistée de Stéphane Robin, proposera pour les Pays-de-la-Loire un projet alternatif pour l’Aéroport soutenu par ses deux concurrents de droite et de gauche.
Pour François Deseille, représentant
Pour l’Ile-de-France, Alain Dolium a su dérouler un vaste argumentaire recouvrant certains des problèmes récurrents et très lourds de cette région énorme et si variée. Il a insisté sur une dynamique de création d’emploi, l’orientation des jeunes, la rénovation des lycées, l’égalité des chances, l’information juste et utile sur les chemins de la réussite, le rôle social des entreprises, de nouvelles idées pour un transport multimodal. Pour l'emploi, il propose la création de 160.000 emplois au moins, grâce notamment à l’aide aux TPE et un contrat d’assurance embauche dont la région se porterait caution pour les 1er ou 2ème emplois créés. Il a plaidé pour la réinsertion des chômeurs dans le marché de l’emploi grâce à un lien à instaurer entre les jeunes et les entreprises demandeuse de main d’œuvre dans chaque bassin d’emploi concerné.
Pour
Yann Wehrling, pour l’Alsace, avec beaucoup d’humour, a remercié d’avoir été invité à ce « meeting de soutien à Alain Dolium » en soulignant gentiment le seul petit bémol que l’on pourrait apporter à cette belle réunion, puisque, l’Ile-de-France, région invitante, venue en force avec ses centaines de pancartes orange au nom de son candidat a peut être fait preuve d’inélégance à l’égard de ses amis des autres régions forcément moins nombreux …
Ceci dit, avec classe et talent, Yann Wehrling a insisté sur le fait que notre programme était « faisable, réaliste, chiffré et quantifié », donc crédible, et il a repoussé la notion « d’économie verte » égale à « l’économie décroissante » en préconisant le « consommer mieux » que désire la population. Il a souligné qu’il fallait que l’économie durable soit aussi « rentable » en insistant aussi sur les « relocalisations » indispensables sans repousser les autres pays qui sont nos partenaires et amis. Il a réclamé lui aussi « l’autonomie budgétaire » pour les régions.
C’est enfin Azouz Begag, pour la région Rhône-Alpes, qui a fait sourire et rire la salle en proclamant avec quelques traits d’humour bien sentis et son langage châtié et précis, tout ce que ses collègues avaient exprimé avant lui. Il s’est qualifié lui-même comme le « Rhône alpin quotidien » par un de ses jeux de mots dont il a le secret…
Une fois tous les candidats passés à la tribune, Marielle de Sarnez est intervenue pour rappeler que le MoDem est « le plus girondin des partis politiques français », le plus régionaliste. Elle a aussi insisté sur l’envergure, les compétences et l’autonomie financière indispensable des régions, l’importance de la formation, de l’apprentissage et la distribution des emplois en France.
François Bayrou a ensuite entamé son discours de clôture sur sa définition de « L’essentiel en politique » qui réside non pas dans les programmes, les partis, les coalitions ou les blocs, mais sur « les valeurs ».
Pour lui « la politique n’a de sens qu’en fonction de ce qu’on laisse aux enfants », « le Pouvoir actuel est tous les jours en train de faire quelque chose de mal envers les enfants ».
Il a évoqué l’affaire Proglio et la « collision » inéluctable qui en résultera car pour lui on sait bien en cas de choix qui sera lésé…
Il appelle à la « résistance contre une entreprise de domination », en exaltant « ce que l’on est plus que ce que l’on fait. » représenté par les candidats que l’on a entendus.
La devise « Liberté, Egalité, Fraternité » est un « idéal de résistance à la domination politique », un tempsrésistance à l’empire par exemple, comme « à la domination douce » comme l’entrée de
Pour François Bayrou « France rime avec Résistance ».
Résister à une entreprise de domination de l’argent sur toutes les autres valeurs… Il faut que l’intérêt Public prime sur les intérêts privés…Et « l’Etat doit être imperméable au monde des intérêts privés ».
Il faut résister à la notion que tout doit se payer en valeur monétaire, en millions… NON le service public a d’autres valeurs et la fonction attachée à l’intérêt général est aussi à une autre échelle que l’échelle monétaire.
Il a aussi fait une part importante à son thème favori et essentiel de l’éducation, à son opposition à l’idée de quota de boursiers dans les dites « grandes écoles » en exigeant de l’Etat une bonne éducation primaire et secondaire qui mènera tous, sans distinction, vers le succès, en fonction de leurs compétences et non de leurs origines sociales ou géographiques.
Il a appelé au « Réveil des Républicains où qu’ils soient et d’où qu’ils viennent » en les interpellant d’une voix si forte que la salle en a frémi…
Il a poursuivi sur le rôle primordial de
Avec talent et en grande forme, le Président du Mouvement Démocrate a terminé son discours sous les applaudissements fournis de la salle.

Derniers commentaires