Sommes nous obligés d'aller sur le terrain où nous emmène l'UMP ?

Si nous contestons la légitimité du débat, nous serons taxés de refuser nos racines et de laisser notre Patrie à la droite dure, alors qu'il s'agit d'un bien commun. Si nous entrons dans le débat, nous serons coupables de le légitimer, alors que ce débat est organisé d'en haut, ce qui est l'inverse de la démocratie locale, qu'il a clairement des visées électoralistes et qu'il divise au moment où nous devons nous rassembler face à la crise.

Refusons donc de faire écho à cette manœuvre électoraliste qui vise à exploiter la perte de repères des citoyens avec la montée du chômage, les difficultés de logement et l'endettement de notre pays. Nous sommes attachés aux valeurs républicaines qui font notre identité à tous, cette identité si particulière pour laquelle des étrangers sont morts pour défendre la Patrie de droits de l'homme. Notre attachement à la France vaut plus qu'un racolage électoral indigne d'une cause qui dépasse les intérêts partisans.

Alors, avec François Bayrou, quittons les grandes peurs de ce début de siècle pour construire notre projet humaniste et répondre aux vraies inquiétudes de Français. C'est ce que nous ferons pour la prochaine campagne régionale, même si cela gène ceux qui préfèreraient qu'on ne parle pas de leurs insuffisances.

Si le parti au pouvoir tient vraiment à ce débat, qu'il en fasse la preuve en le reportant. Enfin, s'il leur reste un peu de l'héritage gaulliste, qu'ils associent plutôt au mot "national" celui d'unité.