Une politique de développement durable ne s'improvise pas quelques jours par an
Par Le Mouvement Démocrate de Boulogne-Billancourt le Jeudi 19 novembre 2009, 20:24 - Lien permanent
La Mairie organise rue Paul-Constans (entre l’hôtel de ville et
l’espace Landowski) une collecte d’équipements électriques et
électroniques qui seront réparés ou recyclés (samedi 21 novembre 2009
de 10h à 17h)
Saluons tout d’abord cette initiative faite en partenariat avec le Syndicat mixte des Hauts de Seine pour l'élimination des ordures ménagères (SYELOM) dans le cadre de la Semaine européenne de la réduction des déchets. En effet, les équipements obsolètes seront réparés et remontés par Ecodair pour être ensuite revendus à bas prix à des personnes ayant des difficultés à s’équiper et les équipements définitivement hors d’usage seront acheminés vers des filières spécialisées de recyclage afin d’en retirer les matériaux polluants…
Mais après ce salut, on peut regretter le manque d’ambition du projet. En effet, cette action devrait se faire sous le signe du développement durable et non seulement sous celui d’une action de recyclage….
MAIS ceci se fait sans filtrer le type de matériel, aussi un équipement fortement consommateur en électricité (ancien PC par exemple) mais peu endommagé sera réparé (imaginez la SNCF remettre sur rails des Michelines sous prétexte que leur cout de maintenance est inférieur à celui du TGV !).
Il faut gérer la chaine du développement durable des équipements électriques et électroniques comme une chaine du froid : il ne doit pas y avoir de rupture du processus et l’on doit remonter fortement en amont afin de mettre une pression supplémentaire sur les constructeurs pour produire de façon plus respectueuse et descendre fortement en aval pour sensibiliser les consommateurs à appliquer ce qu’ils paient déjà, à savoir l’ Ecotaxe qui s’accompagne du devoir pour les magasins de récupérer le matériel vendu.
Ainsi un PC « vert » en fin de vie sera redonné au magasin qui se chargera de le faire enlever au constructeur qui doit être le principal pourvoyeur de recyclage car il sait « industrialiser » ce dernier sans aggraver la note « carbone » et en appliquant une politique d’insertion à grande échelle. Les organismes comme Ecodair qui palie en ce moment le manque d’infrastructure - et on ne peut que les remercier pour ça - ne mesure pas le bilan « carbone » total d’une réparation (voiture pour l’enlèvement, déplacement du technicien, fer à souder pour la réparation, re-voiture pour la re-livraison…). Imaginons que si cela avait été le cas pour les voitures nous n’aurions pas des « casses auto » qui enlaidissent le paysage français et encore moins des montagnes de pneus usagés qui le polluent.
Encore une fois, nous saluons cette initiative mais espérons que la version 2.0 se fera plus dans le cadre d’un cercle vertueux que dans celui de mission « commando ».


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